« Oui mais mes blues passent pu dans porte… »

Des fois, j’aimerais que les gens devinent que j’ai besoin d’eux. J’aimerais que de leur propre initiative, ils me demandent comment je vais, comment je me sens, ce que je fais de mes journées. J’aimerais ne pas avoir à me sentir comme de la marde à cause de certains comportements. J’ai beaucoup de travail à faire là-dessus, mais je suis tannée de donner de mon temps et du meilleur de moi-même sans rien recevoir en retour. Je ne donne pas dans le but de recevoir, mais il y a quand même un minimum à respecter, non?

Je n’ai pas eu l’été que j’espérais avoir. Des petites déceptions ici et là. Une grande déception au final. C’est un peu de ma faute: j’ai fait du ménage dans mes amitiés. Je recommence à travailler la semaine prochaine. Je suis prête mentalement, mais j’aurais quand même voulu que l’été dure encore quelques temps.

Cette semaine, je travaille aux montgolfières. C’est une job simple, mais ce n’est pas facile de rester debout (position plus ou moins statique) pendant 7h-8h en ligne. Je suis fatiguée. Physiquement. Ce n’est rien pour aider mon humeur. Ça et d’autres affaires aussi. Je me sens cruche dans ce que je fais. Pas assez de défis, pas assez de responsabilités. C’est une super expérience qui m’aura permis de voir beaucoup de monde, mais ce n’est pas très motivant.

Aujourd’hui, j’ai juste envie de me rouler en boule dans un coin et pleurer.

OFF.

Je prends un break de Twitter. Durée indéterminée. Je ne vais que répondre à mes DM. Une fois de temps en temps, quand ça va me tenter. Il y a trop de gens/situations qui m’affectent et m’énervent alors avant de pogner les nerfs et sauter une coche, je me retire, je prends une grande respiration et j’attends que ça passe. Fuck That Shit.

Je suis devenue sage overnight. Ou quelque chose comme ça. J’ai même pris mes responsabilités et j’ai pris rendez-vous pour faire réparer mon pare-brise qui menace de s’effondrer sur moi depuis… trop longtemps. (Fissuré de gauche à droite et de bas en haut). La vie est un sport dangereux. Je suis la reine de la Procrastination.

Et présentement, au lieu d’écrire ce billet, je devrais être dans la douche ou en train de me préparer parce que j’ai rendez-vous chez l’esthéticienne à midi et qu’elle habite à 30 minutes (sans trafic de merde) de chez moi et que je dois aussi aller mettre de l’essence si je veux me rendre.

Je suis SPM et j’ai aussi envie de bougonner sur le soleil qui brille trop fort et qui fait pleurer mes yeux pâles.

/ End of pity party

Yoga et cie

Hier, j’ai travaillé à l’événement White Yoga Lolë à l’esplanade du Stade. J’étais dans la tente Anti+ avec des amis pour distribuer ce fabuleux produit. (Fruit à boire, fruits pressés à froid (donc pas de pasteurisation), pas d’ingrédients ajoutés (ni eau, ni sucre), antioxydants à l’état brut, 60 calories, 2 saveurs (bleuet, grenade), une portion de fruit.)

J’ai réalisé que j’étais à des milles à la Ronde de pratiquer le yoga. Je ne suis pas assez zen, ce n’est pas mon genre d’activités (même s’il y a énormément de bienfaits sur le corps) et honnêtement, plus c’est calme, plus j’ai envie de me mettre à courir partout, crier, faire des mauvais coups, etc. Je serais du genre à hurler de rire si je manque un mouvement ou si je tombe en tentant de faire une figure. Par contre, les gens qui aiment le yoga ont vraiment trippé lors de l’événement d’hier. C’était beau de les voir, c’était plaisant de leur distribuer des produits frais et d’ajouter un peu plus à leur bonheur.

J’ai accepté de travailler au Festival des Montgolfières du 10 au 18 août. Je vais être en charge de la tente VIP avec une amie, donc nous allons accueillir les dignitaires, faire des beaux sourires, s’assurer qu’il y a du papier dans les toilettes, etc. C’est très bien payé… Ça a honnêtement aidé à ma décision! Je vais me faire un plus gros cadeau de fête/cadeau de la rentrée/cadeau parce que je le mérite pis parce que ça me tente. Je vais quand même pouvoir profiter de ma journée parce que je ne commence qu’à 15h30 ou 16h30 (jusqu’à 22h-23h). Ça va me remettre dedans pour les vacances qui tirent à leur fin. Il ne me reste que 3 semaines avant le retour à l’école et je n’ai rien de planifié encore. C’était mon objectif de l’été… La seule décision que j’ai pris, c’est de faire écouter « Chuck » à mes élèves de 3e secondaire.

Être patiente & autres

Il y a quelques semaines, un message anodin envoyé a mené à quelques échanges avec A. et finalement, il m’a proposé qu’on se trouve un projet à faire ensemble. Méga surprise parce que le gars est quand même timide. C’est une grosse étape qu’il a franchi. Il est présentement en congé suite à une opération, donc peu importe le moment de la semaine, il y a des tonnes d’opportunités. On a convenu qu’on irait prendre un verre. Je saute quelques détails. On s’est parlés jeudi. On a reparlé de notre « projet » et on va se voir la semaine prochaine. La balle est totalement dans son camp. Là, je dois juste être patiente et malheureusement, la patience, on a oublié de m’en donner à la naissance. Je ne veux pas l’effrayer, donc j’essaie de prendre mon trou, mais je suis impatiente de voir comment la soirée va se dérouler et surtout, j’ai hâte de voir s’il y a quelque chose de viable. J’ai tellement eu des histoires de merde dans la dernière année que là, c’est quelqu’un d’intéressant et je me réjouis d’avoir une éventuelle date et j’apprécie les petits moments d’intense bonheur que ça m’apporte quand il m’écrit. J’ai 15 ans.

Ado, j’avais davantage d’amis garçons que d’amies filles. Je trouvais les filles superficielles et bitch. J’ai été élevée avec des gars, j’avais un côté sportive/tomboy, je voulais bouger. Je n’avais pas envie de regarder les gars jouer au soccer, je voulais être sur le terrain avec eux. Je n’ai jamais été forte sur le « niaisage ». Tu m’aimes? Ok. Tu ne m’aimes pas? C’est le même prix. Sauf que vient pas jouer à l’hypocrite avec moi. Fait pas comme si tu m’aimais alors que tu te contrefiches de moi. Personne, surtout pas moi, ne t’a demandé de faire un effort. Restons polies, sans plus. L’autre semaine, je suis allée prendre un verre avec des amis. Parmi eux, une nouvelle que je ne connaissais pas. On a jasé, on a ri, c’était l’fun. Un moment donné, dans la soirée, j’ai réalisé qu’elle me mettait de côté et je ne comprenais pas pourquoi. Cette semaine, j’ai fini par allumer: elle est jalouse parce que l’autre fille et moi, on a un « vécu » ensemble et on se connaît depuis quand même longtemps. Elle a le droit de ne pas m’aimer, mais ça me fait quand même un petit quelque chose. J’avais l’impression que ça cliquait entre nous. Je ne devrais pas m’en faire avec des histoires du genre, mais ça me dérange quand même. Je trouve ça plate pour notre amie commune. La connaissant, elle va se sentir mal, même si elle n’a rien à voir dans tout ça.

J’ai invité mon amie profiteuse de piscine cette semaine. (Ça faisait 5-6 fois qu’elle me parlait de la canicule et qu’elle voulait venir se baigner. Je n’avais rien à faire mercredi et ça m’adonnait de la recevoir.) Je lui ai spécifier d’apporter ce qu’elle voulait boire ET ce qu’elle voulait grignoter. (Avec elle, on doit spécifier parce qu’autrement, elle va boire ta boisson et manger tes affaires. C’est le genre de personne qui arrive les mains vides chez les gens. Toujours.) Bref, elle a passé une partie de l’après-midi sur son cellulaire à texter et/ou à aller sur FB. Un moment donné, elle me dit: « J’ai dit à P qu’on était ici sur le bord de la piscine, il va venir nous rejoindre. » WOW. Merci d’inviter des gens chez moi sans me le dire au préalable. J’ai donc décidé que pour le reste de l’été, elle devrait se trouver un autre bouche-trou piscine ou bien elle laissera son derrière chez elle, à l’air climatisé. Y’a des limites!

Je garde le caniche de mon esthéticienne jusqu’à dimanche. C’est un gros bébé (gâté). Elle est super mignonne et drôle, mais là, j’ai hâte qu’elle parte. Deux chiens, c’est du sport!! Mon chien a 7 ans, la sienne a 2 ans. Ce n’est pas du tout la même gestion et elles ne s’entendent pas super bien! En plus, les deux sont ULTRA colleuses. Je ne le fais pas pour l’argent ou autre, mais j’ose quand même espérer qu’elle va trouver une façon de me remercier…

Hasard?

L’an passé, quand M. est parti parce qu’il avait besoin d’un break, j’écoutais « I Won’t Give Up » de Jason Mraz en boucle. (Maudite belle toune pour brailler sa vie, s’apitoyer sur son sort… et plus encore!) Et je lui avais texté les paroles à quelques reprises « I won’t give up on us, even when the skies get rough… » et aussi l’autre partie « And when you’re needing your space to do some navigating, I’ll be here patiently waiting ».

1er juillet: date de son départ officiel (il est venu chercher le reste des choses qu’il lui restait dans notre appartement)

Présentement: nuit du 1er au 2 juillet. Tantôt, en revenant de chez mon amie, je scannais les postes de radio pour trouver quelque chose à chanter. Je tombe sur cette toune-là. (Ça faisait vraiment longtemps que je ne l’avais pas entendue à la radio). Hasard? Coïncidence? Pas rapport? Peu importe! Fuck you hasard de marde, fuck you karma de marde, fuck you ex de marde, fuck you, fuck you, fuck you!

Ça fait officiellement 1 an que je suis célibataire et je me demande combien de temps ça va encore durer. Je n’ai pas envie d’aller sur des sites de rencontre, mes amis n’ont personne à me présenter étant eux-mêmes célibataires et/ou les autres sont nouvellement en couple. Au travail, il n’y avait rien de potentiellement intéressant (un gars marié avec 1,5 enfants qui te cruise, ce n’est pas ce que j’appelle un candidat potentiel). Sinon, une (trop) grande partie des gars ne veulent pas s’engager et veulent seulement profiter de quelques rencontres occasionnelles. Genre.

C’est fou à quel point les choses peuvent changer en 365 jours. J’ai parfois l’impression d’avoir grandi et d’avoir évolué, alors que d’autres journées, j’ai l’impression d’être encore au même point.

Je suis venue passer quelques jours chez mes parents. Je m’attendais à un weekend  relax, mais j’aurais dû me douter que ma mère allait tout foutre en l’air. Je n’ai pas une super relation avec ma mère. Elle est très high-maintenance et encore plus depuis que mon père est malade. L’heure du souper a été réellement pénible. Elle a besoin d’attention, mais elle ne s’y prend pas de la bonne façon. Aussi, elle a tendance à croire que mon frère et moi sommes ses amis et que nous avons envie de l’écouter nous parler de ses problèmes.

Bref, si ce n’était pas que j’ai dit à mon père que j’irais le porter à Québec lundi (derniers traitements de radiothérapie cette semaine), je retournerais chez moi demain. Pour le reste de la semaine, ne me cherchez pas, je m’enferme dans mon bunker. À moins que monsieur Soleil nous fasse honneur de sa présence? Alors là, je vais sortir aussi.