BFF2Je m’ennuie de ma jeunesse où ma plus grande décision, c’était de choisir ce que j’allais porter ou ce que je voulais manger au déjeuner. Je m’ennuie du temps où la maladie, c’était d’avoir un vilain rhume. Je m’ennuie du temps où la chicane, c’était parce que ton amie avait refusé de te prêter son crayon préféré. Il y a une belle naïveté qui se perd (heureusement et/ou malheureusement) au fil du temps. Inévitablement, le moment où tout devient plus compliqué finit par arriver: les relations sont différentes, les choix plus difficiles, les soucis plus grands. La ‘maladie’ ne se définit plus seulement par un mal de tête, des yeux larmoyants et un nez bouché. Puis, viennent ensuite les épreuves de la vie qui nous usent: problèmes divers, ruptures, décès. L’espace de quelques heures, je voudrais arrêter le temps, vider mon cerveau, redonner la santé à ceux qui ne l’ont pas, m’émerveiller de la nature qui se réveille, mettre de côté mes craintes et mes anxiétés, respirer l’air froid à pleins poumons et croire que demain sera meilleur, croire que les gens seront moins méchants et plus compréhensifs, avoir la certitude que des solutions et des médicaments miracle seront trouvés pour combattre le cancer et les autres maladies qui nous enlèvent ceux qu’on aime (toujours) trop rapidement, mettre la vie sur « Pause » pour prendre le temps d’être mieux, de mieux-être. Comme une pause pour reprendre son souffle quand on a couru trop rapidement.

 

PS: Sur la photo, c’est ma meilleure amie d’enfance et moi. On a 7 ans. 25 ans plus tard, elle fait toujours partie de ma vie.

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