L’hiver est la saison que je déteste le plus au monde. Je déteste devoir mettre des bas et un foulard et un manteau. Je déteste avoir froid, je déteste la conduite hivernale, je n’aime pas les sports d’hiver. Ça tue mon moral. Ça n’aide en rien que je ne pratique aucun sport pendant la saison froide. Jusqu’en 1998, je faisais du ski alpin, mais un face-à-face avec un arbre a fait que j’ai renié ce sport. (Je me pensais invincible; le karma m’a remis les yeux devant les trous.)

Par contre, au printemps, je me sens revivre. J’attend avec impatience LE moment pour sortir mes sandales, troquer mon manteau d’hiver pour mon manteau de printemps, serrer les mitaines et les gros foulards, laver et serrer le linge d’hiver pour faire place au linge d’été. C’est aussi le moment de l’année où je me sens plus légère, moins grognon, il fait soleil plus longtemps, j’aime ouvrir les fenêtres pour aérer la maison, j’aime l’odeur du sol qui se réveille.

Le printemps annonce aussi que l’année scolaire tire à sa fin. Les vacances arrivent. C’est le dernier sprint vers le fil d’arrivée. C’est la crainte que les élèves ne soient pas assez préparés, mais l’espoir que tous pourront passer au niveau suivant. C’est aussi le temps de l’année où il faut motiver les troupes parce que la fatigue se fait sentir et l’appel de la nature se fait entendre. Et puis viendra la séance d’affectation, un moment toujours très angoissant pour moi. La mécanique de l’affectation est compliquée pour ceux qui ne sont pas dans le métier, mais étant la plus jeune de mon champ, malgré ma permanence, je risque de changer d’école à toutes les années. Puisque j’adore mon école, je me croise les doigts pour y être encore l’an prochain. Ensuite, les vacances, le repos, recharger la batterie pour l’année suivante, pour les nouveaux visages qui feront leur apparition sur mes listes.

Ces derniers temps, je suis nostalgique de plusieurs choses, mais l’arrivée du printemps me permet de (re)voir la vie un peu plus rose. J’ai quelques kilomètres de course dans les jambes, malgré une blessure au pied droit… un genre d’élongation des ligaments, je crois. (D’ailleurs, je pense que je me suis infligé cette blessure lors de ma date ratée. J’ai marché toute la journée avec des bottes à talons hauts et ce n’était pas une petite marche!!) La douleur se situe près de l’arche de mon pied. Je vais le faire vérifier cette semaine par mon entraîneur de course.

J’ai hâte d’aller attaquer les terrasses en robe soleil et jolies sandales.

J’ai hâte de prendre une journée pour lire au soleil.

J’ai hâte de pouvoir manger à l’heure que je veux, sans contraintes.

Ce sont des détails, mais le bonheur, c’est aussi dans les petites affaires.

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