On a toutes déjà eu des ‘dates‘ poches, mais la mienne bat les vôtres. Gna gna! J’avais vraiment hâte à aujourd’hui. Je pense que lui aussi. On s’était vus une fois déjà, très rapidement, devant une bière. On se parlait tous les jours, il m’appelait « cutie » ou « chouette » et ça me faisait craquer. Un gars intelligent, qui ne fait pas de fautes à outrance, qui a une certaine culture… mais monoparental. C’est la première fois que je donnais une chance à un monoparental. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’avoir des standards trop élevés et que je devais être moins « picky« . J’avais décidé de donner la chance au coureur.

Ce matin, j’étais nerveuse de le revoir. Je me suis mis belle. J’avais les yeux clairs et pétillants. Je voulais faire bonne impression. On avait convenu qu’on irait marcher sur Ste-Cath et qu’on irait prendre un verre. Je suis arrivée, il a finit de se préparer, on est partis.

On a fait Ste-Cath d’un bout à l’autre: du Village jusqu’à l’ancien Forum. On a jasé, plus moi que lui. Il n’était pas très réceptif et quand je posais des questions, j’avais droit à une monosyllabe de réponse. Finalement, il a suggéré d’aller voir un film. On s’est ramassés au Cinéma Banque Scotia et j’ai choisi le film. Entre temps, nous sommes arrêtés chez Indigo. Encore là, je lui parlais de plein de trucs et j’avais droit à des réponses courtes. Après le cinéma, il avait faim. J’ai accepté qu’on aille manger. On a fait le chemin vers sa maison sans qu’il ne propose quoi que ce soit comme resto. Et on en a croisé, des restos! (J’avais pris soin de mentionner que je mangeais de tout, que je n’étais pas difficile, que je lui laissais le choix de l’endroit…) On n’a pas parlé de tout le chemin du retour. OFF, vous dites? J’avais tellement hâte de revenir à ma voiture. Je n’en pouvais plus du silence. C’était pesant et désagréable.

Ça s’est terminé rapidement:

Moi: On a pris une bonne marche aujourd’hui!!!
Lui: Trop, c’est comme pas assez…
Moi: … C’était quand même cool comme journée…
Lui: Ouinnnnnn

2 becs sur les joues. Je suis embarquée dans ma voiture, insultée et déçue et triste et je suis revenue sur la rive-sud. FIN.

Je lui ai demandé si j’avais fait quelque chose qui lui avait déplu et il m’a répondu que non, mais que le courant ne passait pas toujours… Pour que le courant passe, il faut être deux à être allumés, non?

Constat: Finalement, je pense que c’est une bonne chose que ça n’ait pas fonctionné. Le gars est dark & twisted, cynique, désabusé. Il a des horaires de fou. Insatisfait de sa vie et de ses choix, mais ne fait rien pour changer les choses et/ou améliorer sa situation. Je veux bien faire un effort, mais il y a des limites à ce que je peux faire.

Je ne sais juste pas quoi dire…

Edit: Je me sens poche et plate et inintéressante. Dans le fond, c’est peut-être juste moi qui fait que le courant ne passe pas… Je me remets toujours en question. J’hais donc ben ça me sentir de même!!!!!! Grrrrrr-

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