Je suis une personne nostalgique. Une partie de moi refuse de vieillir. Je voudrais parfois retourner à mes années adolescentes: jeune et insouciante. Il y a des jours où j’aimerais que mes parents soient ici, avec moi. Je ne voudrais plus avoir (trop) de responsabilités, je veux qu’on prenne soin de moi, je veux qu’on réfléchisse à ma place, je veux profiter de la vie et ne pas avoir l’angoisse du lendemain.

Je m’ennuie des siestes d’après-midi dans la maison de mes parents. Quand je me réveillais et il y avait toujours de la vie. Soit mes parents avaient commencé à préparer le repas et les odeurs chatouillaient mes narines, soit il y avait du brouhaha causé par mon père qui avait trouvé quelque chose à faire pour occuper ses mains.

Je m’ennuie aussi des samedis matin destinés à faire le ménage de la maison en écoutant un poste de radio anglophone qui jouait les tounes de mon enfance. Des tounes qui me rappellaient les années 85-66, entre autres. Je me souviens aussi de l’odeur de la maison toute propre. Cette odeur si familière qui me fait sentir si bien.

Mais surtout, je m’ennuie des gens qui constituaient mon univers à cette époque. La plupart de ces gens font encore partie de mon monde, mais les circonstances et la fréquence de nos rencontres ne sont plus les mêmes. Leur amitié est toujours aussi importante. Un jour, une grande sage m’a écrit ceci à la fin de son email et j’ai été émue par ses propos. Elle m’a dit: « La qualité d’une amitié ne se mesure pas au nombre d’appel/email/visite par année mais au plaisir ressenti d’avoir des nouvelles de l’autre. » J’ai conservé son message pour le relire de temps à autre. Il n’y a pas 1000 personnes dans mon entourage immédiat. Par contre, les gens qui en font partie sont de l’or en barre à mes yeux. Je tâche de me montrer loyale et présente pour eux, je veux les supporter lorsque des drames surviennent, je veux partager leurs joies et je voudrais surtout les protéger.

Je ne vais nulle part avec ce billet, mais je voulais quand même l’écrire. Ça me fait sentir moins nostalgique de mes belles années. Je crois que c’est ma façon de vivre ma crise de la pré-trentaine. J’aurai 29 ans dans 5 mois et 3 jours et je n’ai pas de regrets de mon passé.

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