Polytechnique

Je suis allée voir Polytechnique ce soir.
Ça fait 3 heures que je suis revenue et je n’ai pas encore trouvé le sommeil.
Je réfléchis.
J’ai des images dans la tête.
Je suis sans mots.
J’ai un nœud dans le ventre; un autre dans la gorge.
Je n’arrive même pas à mettre des émotions ou des noms à ce que je ressens.
À un certain moment, je croyais vomir.
Pas à cause du sang.
À cause de ce que les images qui défilaient devant mes yeux éveillaient en moi.
Rage?
Colère?
Impuissance?
Tristesse?
Désarroi?
Je ne sais pas.
Ça a pris un gros 10 minutes après notre sortie du cinéma pour que quelqu’un ose briser le silence et parle de la façon dont elle se sentait.
Incapable d’expliquer.
Je n’avais pas l’intention d’aller voir le film.
On m’a proposé l’activité, j’ai accepté.
Je ne suis pas déçue.
« Highly disturbing » que la critique de The Gazette disait.
Le mot est faible.
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