Chose promie, chose due. Il me semble que je n’ai pas tant de choses à raconter.

J’ai recommencé à enseigner le 1er octobre et, dieu merci, je n’avais que 2 périodes (sur 4) cette journée-là. Au milieu de ma dernière période, je me suis demandée comment je ferais pour reprendre le « beat » d’enseigner. J’étais tellement fatiguée après ma journée de travail que j’avais envie de brailler. Le plus difficile, ça a été de m’adapter à mon horaire plutôt que d’adapter l’horaire à moi. Lorsque j’étais directrice-adjointe, j’étais reine et maître de mon temps. Je plaçais des rendez-vous et des plans d’intervention ici et là, mais quand la cloche se faisait entendre, je n’avais pas à laisser tomber ce que je faisais pour aller donner un cours.

Aussi, j’en ai brièvement parlé, mon remplaçant était super nul. Il fait partie de la catégorie de gens qu’on espère ne jamais avoir dans son école. Étant une perfectionniste (et une « Germaine »), j’avais préparé ma planification du mois, les photocopies étaient faites et les cours étaient planifiés au quart de tour. N’importe qui aurait pu donner mes cours et aurait fait du bon travail. Par contre, Monsieur D. (« D » pour dummy) a décidé qu’il était le boss et qu’il se fichait complètement de mes directives et du travail que j’avais préparé. Il a fait ses projets en plus de se permettre d’insulter les élèves, lancer des morceaux de craie, me dénigrer face aux élèves et partir, à sa dernière journée, sans me faire un compte-rendu de son travail. J’ai trouvé l’ensemble de son oeuvre assez ordinaire. De plus, il est parti avec tous les travaux des élèves et je n’ai aucune trace de leurs travaux. La fin d’étape du 2e cycle arrive à grands pas et je n’avais pas de notes accumulées. Les élèves ont trouvé ça très plate qu’il se « sauve » avec ses travaux. Ils ont l’impression d’avoir travaillé pour rien et d’avoir perdu leur temps. Bref, comme on n’avait plus de ses nouvelles, je lui ai envoyé un courriel (avec copie conforme à la direction-adjointe de 2e cycle) pour lui faire part de mes insatisfactions. J’ai été super polie, mais il devait savoir qu’il n’avait pas agi correctement. Je n’ai toujours pas eu de ses nouvelles.

Depuis le début du mois, je pédale comme une folle. J’essaie de rattrapper toute la matière qui n’a pas été donnée pour que mes élèves soient au même point que les autres groupes. Je m’en sors bien et les élèves comprennent qu’on doit mettre les bouchées doubles. Je suis bien fière d’eux: ils ne chiâlent pas trop et ils travaillent bien. (Le vendredi 4e période n’est pas facile, mais ce n’est pas la catastrophe du siècle.)

Aujourd’hui, j’ai pris une journée de congé. Pas que je sois malade, mais j’avais besoin de temps pour me reposer, travailler sans être dérangée, recharger ma batterie. Ça fait 16 jours que je suis sur le stress, que j’ai l’impression de ne pas être à la hauteur et/ou d’être à la dernière minute et là, il fallait que je tire la plug avant qu’elle me tire dessus. Ça m’a fait du bien et j’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés. Je suis prête à retourner voir mes petits amigos demain.

La maîtrise va bien. J’ai mon 3e cours ce samedi (fin de la session le 24 novembre) et j’ai un travail à remettre que je vais terminer ce soir. Ce n’est pas super exigeant comme cours, mais ça fait des longues semaines. Quand j’ai un cours, il ne me reste que le dimanche pour me reposer, penser aux repas de la semaine, faire un peu de ménage, etc.

L’entraînement va super bien. J’ai laissé tomber le cours du lundi parce que ça ne me faisait pas suffisamment travailler. J’ai remplacé mon cours par une séance d’entraînement cardio d’une heure. Les 2 autres cours, cardio tae-boxe et cardio-militaire, me plaisent beaucoup. Les profs sont motivantes et j’ai connu du nouveau monde. J’essaie aussi d’y aller une fois pendant la fin de semaine, mais ce n’est pas toujours possible. L’entraînement fait partie de ma routine et ce n’est même pas difficile de sortir et aller au gym qui est à l’autre bout de la ville. Je me sens mieux et même si je suis très fatiguée après mes entraînements, j’ai plus d’énergie.

C’est tout pour le moment, je retourne au travail…

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