Coucou!

Je suis encore bien vivante. J’ai survécu à la rencontre de parents de 1re secondaire, aux appels des parents en crise parce que aîné-fait-sa-rentrée-au-secondaire, aux commentaires chiants des profs et au chiâlage relié à la formation des groupes. « Oui mais là, XXXXXX est doubleur, pourquoi je l’ai dans mon groupe?? » « Elle était en présecondaire l’an passé et là, elle est au régulier?? Ouin, je vais avoir un beau groupe faible… »

Pour quelques instants, je vais parler comme une administratrice. Je vais commencer un peu raide et péter votre bulle: les groupes parfaits n’existent pas. Ça fait mal, n’est-ce pas? Pour l’avoir vécu, la formation des groupes est un véritable casse-tête. Que dis-je, c’est un calvaire! En juin passé, nos premiers cobayes de la Réforme étaient en 2e secondaire. Avec le bilan de fin de cycle, plusieurs se sont royalement plantés. (Quelques statistiques locales: Sur environ 250 élèves de 2e secondaire, 78 d’entre eux étaient en échec dans 2 matières de base et 53 étaient en échec dans 1 matière de base. Un désastre, voyez-vous?! Fallait s’y en attendre. Je suis sure que la situation est semblable partout.) Bref, certains sont allés faire des cours d’été et ont réussi à « sauver » une de leurs matières en échec. D’autres ont décidé de recommencer leur année. Toujours est-il que nous avons des doubleurs, des jeunes qui arrivent de classes-ressource et des élèves de 3e secondaire avec une matière en 2e secondaire. Tous ces petits amis ont choisi des options: arts ou musique, religion ou morale. Et là, on doit s’arranger pour les doubleurs soient répartis dans le X nombre de groupes, en respectant les options et en faisant en sorte de ne pas avoir de groupes en dépassement, évidemment! Facile à organiser?? Pas vraiment!!!

Si je prends la place du prof, je regarde mes groupes: 4 doubleurs, 6 doubleurs, deux élèves à « cote 12 », pas de doubleurs mais un groupe à 32, etc. Ce ne sont pas des groupes idéaux, mais ça ne va pas m’empêcher de passer une belle année avec eux. Je vais gérer la situation au jour le jour. Une chose à la fois. La façon dont l’année se déroulera dépendra en partie de moi et en partie de eux. On va s’ajuster.

Je n’ai pas envie de me (dé)battre pendant des heures sur la pédagogie et tout. De toute façon, il y a quelqu’un, quelque part qui ne sera pas d’accord avec mes propos. De plus, je préfererais que les gérants d’estrade continuent à dormir alors je n’ose pas faire de bruit de peur de les réveiller. Les gérants d’estrade sont ceux qui restent assis à chiâler plutôt que d’aller voir la réalité et de pousser pour faire avancer les choses. Il y a tellement trop de gens qui se permettent de critiquer les profs et les directions et les commissions scolaires sans savoir de quoi ils parlent. Il n’y a qu’en éducation où tout le monde se sent obligé ou se donne le droit de critiquer à tort et à travers toutes les interventions qui sont faites dans les écoles. Mesdames Claudine Potvin et Marie-Claude Lortie sont les premières qui devraient aller voir comment ça se passe vraiment dans les écoles plutôt que de publier des sottises et ne pas être assez responsables pour faire face à la musique et répondre à la critique de leurs (tristement nombreux) lecteurs.

Ce sera tout pour aujourd’hui, j’ai la nausée.

Publicités