Écrire. Respirer.

Recommencer à écrire tout ce qui peut nous passer par la tête pour libérer les morceaux qui restent pris en travers de la gorge. Essayer de ventiler pour continuer à respirer. Respirer pour se permettre d’être plus zen. Se concentrer sur ce qui compte vraiment. Laisser les mesquineries de côté. Se dire que le karma finira par frapper aux bonnes portes.

Pas de mots. Juste une tempête intérieure.

Il y a 1 an, les choses étaient si différentes. Je flottais sur une bulle de semi-bonheur, je renouais avec mes démons, je ré-apprenais à faire confiance, à laisser mon coeur s’ouvrir. J’ai volontairement fermé la petite voix dans ma tête qui me disait d’être prudente. J’ai aussi eu des chicanes avec des amies qui osaient ne pas me dire ce que je voulais entendre. J’avais besoin d’aller au bout de tout ça et j’ai brisé mes ailes. Et même si toutes les particules de mon corps l’ont détesté, les dates me restent en tête.

Trop

Trop penser.
Trop analyser.
Trop chercher à comprendre.
Trop chercher à savoir.
Trop vouloir des réponses.

C’est fatiguant et épuisant. Ça joue avec le cerveau. Ça influence l’humeur.
Est-ce que c’est possible d’être fatiguée de penser ou de toujours brasser les mêmes affaires? Parce que je pense que je suis rendue là. Je suis incapable d’accepter que les choses ne sont pas toujours toutes noires ou toutes blanches. Pour moi, les zones grises ça n’existe pas vraiment. Intense, je sais.

« Si tu n’aimes pas quelque chose de ta vie, change-le. » Ouais ouais. C’est ça. Et pourquoi pas aussi claquer mes souliers rouges ensemble pour me téléporter ailleurs?

Je retrouve tranquillement le besoin d’écrire. Écrire sans nécessairement me faire poser de questions. Écrire juste pour libérer ma tête de toutes les bibittes qui l’habitent. Le bonheur de ce blogue, c’est de ne pas me sentir obligée de venir laisser ma trace. Un espace presque fantôme pour une âme tourmentée par le passé. Et le présent. Et l’avenir.

March Break

2 jours. C’est ce qu’il me reste à travailler avant de tomber en vacances pour 9 jours. Ça va tellement me faire du bien! J’ai besoin (c’est presque viscéral) de ne pas avoir d’horaire chargé et 1000 choses à faire. Même le salon de bronzage ne vient pas à bout de mon teint vert et de mes cernes. Je veux pouvoir me lever à l’heure qui me tente, flâner, relaxer, regarder des séries sur Netflix US. Je m’accorde 5 jours de repos et ensuite, je vais terminer ma correction (*envie de vomir*) et visiter mes parents (bis).

Netflix US, c’est le Diable et le pire ennemi de la productivité.

Rétrospective 2013

À chaque année, je me fais une promesse: en date du 31 décembre, je dois avoir accompli plus de choses que l’année précédente. J’ai réussi. Pas de fausses promesses ou de résolutions qu’on ne tient jamais… Juste le dépassement de soi.

Les derniers mois de 2013 ont été parsemés de grosses émotions, entre autre l’éclatement de ma cellule familiale telle que je l’ai toujours connue. Après plus de 40 ans de vie commune, mes parents ont décidé de continuer leurs vies séparément. Je leur souhaite de trouver la paix dans tout ça.

J’ai appris que peu importe de quelle façon on traite les gens, il y en a qui seront toujours insensibles à ce qu’on fait pour eux ou d’autre qui viendront en tirer avantage. Même si on essaie d’être une bonne personne, les gens vont nous dénigrer, parler dans notre dos, nous mentir. C’est à nous de décider ce qui en vaut la peine. Et parfois, même les gens importants vont quitter notre vie. On ne peut retenir ou supplier les gens de rester près de nous.

Je n’attends pas la Nouvelle Année pour repartir du bon pied comme plusieurs le font. Les changements sont amorcés depuis quelques temps. L’arrivée de 2014 ne sera qu’un nouvel élan, un nouveau souffle, le départ d’une autre grande course.

 

Je vous en souhaite une belle. Remplie de petits et de grands bonheurs qui rendent la vie tellement plus agréable. De la paix et de l’amour. Et je vous souhaite de la santé. Physique et mentale. Le reste suivra.

Wrap-up

Ça fait longtemps que je ne suis pas venue étendre mes états d’âme ici. Je ne peux pas dire que ça me manque. Il y a tellement de choses qui se passent dans ma vie présentement que j’ai décidé de mettre mes énergies sur ce qui compte vraiment.

J’ai aussi décidé de prendre un break de Twitter et de ce qui l’entoure. Trop de négatif, trop de chiâlage gratuit, trop de gens qui recherchent de l’attention en s’y prenant de la mauvaise façon. Il y a longtemps que je sais que je suis due pour une pause. C’est maintenant que ça se passe.

Je dois dire que depuis un peu plus d’un mois, malgré quelques nouvelles qui sont venues assombrir mon quotidien, je suis plutôt heureuse. Je redécouvre l’amour réciproque, les petites attentions, le sentiment de manquer à quelqu’un. C’est bon. Ça fait du bien.

Je reviendrai.

Solitude

Je n’ai pas besoin d’être constamment entourée de gens et d’avoir des plans pour tous les jours, vacances ou pas, weekend ou pas. Je suis bien dans mon univers, dans ma bulle, dans mes affaires. Je suis bien avec moi-même. (C’est quelque chose que j’ai appris à faire au fil du temps, mais surtout dans les 2 dernières années.)

Plus jeune, j’étais aussi très solitaire. J’avais mon monde parallèle dans la tête avec mes toutous et mes poupées. J’avais mon frère, j’avais ma meilleure amie. Quand j’en avais assez, je m’enfermais dans ma chambre, je ne parlais à personne. Je me faisais des mises en situation, je faisais des bracelets d’amitié, je traduisais des paroles de chansons.

 

Quand mes parents sont en visite (comme ce weekend), je suis toujours très contente de les voir, mais je suis aussi contente quand ils partent. Je ne suis plus habituée d’habiter avec d’autres personnes et j’aime lorsque c’est relativement silencieux. Ce matin, ma mère écoutait de la musique et mon père regardait la TV. Ils étaient presque dans la même pièce. J’étais en train de devenir folle… Mais on a fait un énorme ménage d’automne ici et ça fait du bien. Malgré tout, j’ai hâte de retrouver le silence.

Mon frère est venu nous rejoindre pour le souper. Je l’adore!!!!!! Autant on peut avoir des conversations intelligentes autant on se met à déconner et à dire tout ce qui nous passe par la tête (et c’est pas toujours beau de nous entendre). C’est vraiment un jeune homme exceptionnel. Je suis chanceuse de l’avoir.

10

10e rentrée scolaire. Déjà.

10 ans que je fais ce métier (que j’adore malgré certaines périodes plus creuses ou plus difficiles). Et environ 200 élèves par année scolaire. (OUF!! Ça en fait des ados qui ont croisé mon chemin!!)

10 ans… mais toujours cette petite boule au ventre la veille de la rentrée. Toujours cette anxiété qui me fait douter de tout ce que je suis professionnellement (et personnellement aussi parce que le hamster fait des ravages partout). Une fébrilité palpable dans les corridors de l’école.

Puis, il y aura la remise des horaires, les beaux sourires, les élèves contents de se revoir après les longues vacances et contents aussi de nous retrouver. Et ensuite, la vague de bonheur et de fierté de faire le plus beau métier du monde, la certitude que je suis à ma place, le désir de me dépasser et de tout donner pour mes élèves, mes « bébés » le temps d’une autre année scolaire.

 

C’est l’heure; je dois aller vomir.

Le retour

C’est fait. Les 2 journées les plus difficiles de l’année scolaire sont passées! Les réunions, le déjeuner dégueulasse, les becs, les questions dont tout le monde se contrefiche: « Tu as passé un bel été? » « Tu es contente d’être de retour? » « Tu enseignes à quel niveau? » « Qu’est-ce que tu as fait de ton été? », le blabla, le changement de bureau, le réaménagement de la classe. J’AI SURVÉCU!

Le plus difficile pour moi, ça a été de me concentrer durant les réunions. Je finis par avoir des vers dans le derrière et je suis incapable de rester en place. Mon déficit d’attention a été servi dans les 2 derniers jours: 3 réunions de 1h30 chacune. Je voulais mouuuurir. Je n’ai pas eu le choix de recommencer à prendre mon Ritalin. Honnêtement, je vois une méga différence.

Le « physique » est réglé, mon bureau est en ordre, mes cartables aussi, ma classe est belle. La semaine prochaine, on se concentre sur l’aspect plus intello, c’est-à-dire la planif de cours, l’organisation de l’année, les photocopies, etc. Je travaille avec 2 nouveaux. Ils sont fraîchement sortis de l’université et ils sont stressés. Je fais de mon mieux pour les accompagner dans leur première rentrée.

***

Gros weekend chargé. Une course demain (5 km) au demi-marathin des vergers avec une cheville blessée et qui fait mal. (J’ai beaucoup marché aujourd’hui et ça élance.) J’ai mis de la glace et du Voltaren, je me suis fait un ‘taping’, on verra l’état de la situation demain. Je vais courir ce que je peux et tant pis pour le reste. C’est dur pour l’orgueil, par exemple!

Dimanche, je travaille à nouveau toute la journée avec la gang d’Anti+ au triathlon de Valleyfield. Je vais m’arranger pour me ramasser quelques « échantillons » avant de partir. Je veux le faire goûter à des amis coureurs/sportifs.

J’ai eu un très bon été au point de vue monétaire (Anti+, montgolfières, cadeau de fête, 3 paies en août). Beaucoup de surplus non prévus. Je vais me gâter!!!! L’an passé, je me suis acheté une montre Fossil et j’ai renouvelé mon porte-feuille et j’ai opté pour Rudsak (produits que j’adore)! Cette année, je pensais m’acheter une sacoche (Rudsak probablement… cuir de bonne qualité, sobre, indémodable) (mon sac d’école est aussi un Rudsak) et autre chose dont je n’ai pas encore déterminé la nature. Je veux quelque chose de durable. (Vos idées sont les bienvenues.)

Intuition

Il ne faut jamais sous-estimer cette petite voix intérieure… même si ce qu’elle nous raconte ne nous plaît pas toujours. Des fois, je laisse aller les choses juste pour me prouver que j’avais raison. Comme une satisfaction personnelle.

J’ai fait des choix difficiles cet été, mais j’ai eu la preuve aujourd’hui que j’avais bien fait de prendre ces décisions et de me protéger à l’avance de déceptions plus grandes. Je ne suis pas amère, je ne suis pas fâchée, mais je suis déçue d’avoir eu raison.

La différence, c’est que cette fois-ci, la porte est fermée et la clé est jetée. Il est trop tard pour tout rattraper. On dit souvent que les gens prennent la place qu’on leur laisse, eh bien voilà, il n’y a plus de place maintenant. J’ai assez donné, j’ai assez pleuré, j’ai assez souffert. On n’est jamais mieux servis que par soi-même et les gens qui méritaient de rester ont fait leurs preuves.

 

Tough times unveil the sincerity of people